Des textes classiques sont montés chaque année dans les théâtres de
la ville. Nous croyons que nombre d’entre eux mériteraient une
relecture, une adaptation par une plume contemporaine afin qu’éclate la
nécessité de les produire à nouveau. En quelque sorte, nous nous donnons
la permission de pirater les classiques à l’affiche en les tournant
dans tous les sens, en cherchant leur moelle et en la transformant par
une pratique qui s’ancre dans le monde actuel. Nous nous approprions le
répertoire classique pour qu’il parle de nous, aujourd’hui, au Québec.
« Junie emménage avec Britannicus chez Agrippine. Néron sacre Octavie
dehors et envoie chier tout le monde. Sa mère essaie de le raisonner.
Après, Racine prend le bord parce que ça ne le concerne plus vraiment,
parce qu’on n’est pas il y a 400 ou 2000 ans, parce que l’amour
aujourd’hui c’est autre chose, que tout ce qu’il y a en dehors de nos
maisons est immense et tellement accessible, parce que dans mon histoire
Britannicus et Néron sont de vrais frères et qu’un lien de sang c’est
plus fort que tout et donc que ça complique tout. C’est l’histoire de
qui va mettre le feu à la maison familiale avant qui. Ça parle de quand
ça explose en nous, ça se passe la veille avant qu’on explose en fait.
Ça parle de sacrifices. Et d’amour infini, parce qu’il y a toujours un
amour infini en dessous de tout. »
« En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et ne s'arrête pas »
La libre adaptation de Steve Gagnon de la pièce «Britannicus»
14-15-16 février.
** tous les spectacles sont 18 ans et plus **

Un peu d'Histoire...
La tradition des duchesses voit le jour en
1955 dans le cadre des festivités entourant le Carnaval de Québec.
Pendant une période de deux semaines, la Capitale se transforme en
royaume où Bonhomme occupe le trône et les duchesses forment la cour.
Ces dernières représentent les différents secteurs de la région de
Québec qui, pour l’occasion, sont transformés en duché : Cartier,
Champlain, Frontenac, Laval, Lévis, Montcalm et Montmorency. La
sélection des duchesses s’effectue en grande partie sur la base de
critères physiques (taille, sourire, cheveux, posture, etc.). Les
duchesses doivent être célibataires et sans enfants. La population de
Québec entretient un fort sentiment d’appartenance à son duché qui est
représenté par sa duchesse. Des milliers de personnes assistent au point
culminant du concours qui est télédiffusé : le couronnement.
Pour être Reine, la duchesse doit vendre, à l’intérieur de son duché et
sur une période de 24 h, la bougie du Carnaval : un moyen de financer
l’événement. À la fin de la journée, proportionnellement au nombre de
bougies vendues, des capsules, identifiées au nom de chaque duché, sont
déposées dans un baril. Le soir même, c’est le couronnement. La première
duchesse à obtenir, par tirage au sort, cinq capsules, identifiées au
nom de son duché, est élue Reine du Carnaval. Bonhomme dépose le diadème
sur sa tête et elle verse quelques larmes…
En 1975, ce
concours est dénoncé par le réalisateur Robert Favreau dans le
documentaire Le Soleil a pas d’chance, puis par le collectif Les Folles
Alliées, dont la députée Agnès Maltais faisait partie, dans le spectacle
Enfin Duchesse. On se questionne sur le comportement des duchesses qui
parait façonné : les duchesses suivent des cours de maintien et de
diction, une garde-robe leur est imposée et parfois, on change la
couleur et la coupe de leurs cheveux. Les photos d’époque sont
révélatrices : jambes pliées au même angle, mains gantées exécutant le
même geste, coiffures et vêtements similaires. Les duchesses n’expriment
pas leur individualité : elles jouent le rôle de «mascottes» féminines.
Lorsqu’elles participent à des activités, elles s’expriment librement,
mais elles sont tout de même soumises aux lois de l’étiquette et de la
bienséance. Une dame de compagnie les accompagne dans tous leurs
déplacements et leur indique les consignes à suivre pour leurs sorties
publiques.
Dans les années 80 et 90, malgré les progrès
effectués en matière de féminisme, la formule des duchesses n’ayant su
se renouveler, la population de Québec entretient toujours le cliché
selon lequel la duchesse est une jolie jeune femme qui fait des «bebyes»
dans son carrosse. En 1996, sous la pression de plusieurs groupes de
femmes et de certains commanditaires, le conseil d’administration du
Carnaval, ayant alors l'ex-Reine et ancienne ministre, Carole Théberge,
comme présidente, le Carnaval met fin à la tradition des duchesses.
Aujourd’hui, la population de Québec réclame le retour des duchesses.
Le souvenir de l’aventure demeure vif chez elle, mais demeure
complètement décalé avec la réalité d’aujourd’hui. L’organisation de la
Revengeance des duchesses est contre le retour des duchesses : elles
sont déjà de retour, mais sous une autre forme.
La Revengeance
des duchesses propose de mettre le contenu devant le contenant. La
sélection des nouvelles duchesses se base sur le potentiel créatif de
chacune et sur la possibilité qu’elles ont à exprimer leur individualité
de manière authentique. Ainsi, sur une période de deux semaines, qui
coïncide avec le Carnaval, les duchesses publient des créations
personnelles (textes, photos, vidéos) inspirées par les quartiers
qu’elles représentent sur un blogue collectif évolutif où aucune ligne
éditoriale n’est imposée. Les nouvelles duchesses sont des duchesses
2.0!
En guise de clin d’œil à la tradition du couronnement, le
visiteur peut voter, une fois par jour, pour sa page favorite. À la fin
de la période d’activité du blogue, un nombre de capsules proportionnel
au nombre de votes obtenus par chaque duchesse est déposé dans un baril
de tirage. La première duchesse dont cinq capsules identifiées à son nom
sont retirées du baril devient Reine. Cela vous dit quelque chose?
Aujourd’hui, les duchesses s’expriment et sont entendues par la
population qui assiste en grand nombre à la soirée de couronnement où,
aucune larme n’est versée!
La Revengeance des duchesses
est un événement qui est produit par Diadème. En 2010, le blog des
duchesses a attiré 14 000 visites en un mois. En 2011, 26 000, et en
2012, on va casser la baraque!!!
** tous les spectacles sont 18 ans et plus **

Boogat est un auteur-compositeur-interprète et producteur installé à Montréal. Ses rythmes latins et électros dans un esprit hip-hop mélangent l’espagnol au français. D’abord leader d’Andromaïck, il s’est ensuite joint au collectif Movèzerbe tout en travaillant son projet solo Boogat. Depuis 2009, il œuvre dans un projet Tropical Bass / Worldbeat 2.0 en espagnol. "El Dorado Sunset" (Maisonnette) est un travail d'amis, collaborateurs et acteurs de son entourage: Poirier, Nom de Plume, Schlachthofbronx, Serge Nakauchi Pelletier (Pawa Up First), Radio Radio, Kid Koala, etc. La griffe de Boogat figure sur plus de 100 albums sortis au Québec, aux États-Unis, au Brésil, au Mexique, en Australie et en Argentine. N'ayant pas froid aux yeux, BOOGAT sort cet album à la période la plus froide du Québec pour réchauffer nos speakers, réchauffer nos voitures et réchauffer nos planchers de danse.
La réputation de Jah & I n'est plus à faire au Cercle - ce groupe reggae de Québec propage leur joie et amour à chaque performance. Des paroles de Daddy Rushy aux rythmes et mélodies composés par Marc-André Lebon et Pierre-Yves Lapointe (PY!) - Jah & I vont droit au coeur, à l'esprit et à l'âme.
** tous les spectacles sont 18 ans et plus **